Swiss Engineering : Porte-parole des ingénieurs et des architectes

Association professionnelle la plus importante de la Suisse, nous nous engageons pour vous dans des projets, des réseaux et des processus politiques. Nous vous donnons une voix et défendons vos intérêts, par le biais de prises de position politiques ou des représentations dans les commissions.

Avez-vous un réseau qui vous porte ?

En tant que membre de Swiss Engineering, vous faites partie d’un réseau actif de quelque 12 000 ingénieurs et architectes.

Souhaitez-vous échanger avec des professionnels de votre branche ?

Généralement organisés de manière interrégionale ou nationale, les 27 groupements professionnels de Swiss Engineering réunissent des architectes et des ingénieurs d’une même discipline.

S’engager activement ?

En tant que membre de commissions ou du comité, vous pouvez participer activement à l’association et façonner l’avenir de Swiss Engineering.

Intéressé-e ? Devenir membre

Swiss Engineering @Swissbau 2022

Swissbau est reporté au 3-6 mai

Swiss Engineering est partenaire de #SwissbauFocus. Assurez-vous une place :

Les membres de Swiss Engineering reçoivent des billets gratuits pour le salon Swissbau 2022 à Bâle.

Plus d'informations

Etwas mehr Engagement, bitteschön!

Wie jede und jeder zur Verbesserung des Frauenanteils in MINT Fächern beitragen kann.

Erfahren Sie mehr

Votre offre d'emploi chez Swiss Engineering

Notre nouvelle plate-forme de l'emploi rassemble ce qui appartient à l'ensemble.

Vers la plate-forme de l'emploi | Publier une offre d'emploi

Facteurs de réussite pour la recherche d'emploi

Le chasseur de têtes et coach Andreas Koch révèle les cinq facteurs de réussite les plus importants pour une recherche d'emploi ou une réorientation professionnelle lors de l'événement d'impulsion de la trilogie "Tool-Set" des ingénieurs industriels.

Plus d'information

Vernehmlassungs-
antwort zum Mobility Pricing

Mobility Pricing als geeignetes und wichtiges Instrument um die Verkehrslast zeitlich zu beeinflussen und dadurch die Infrastruktur gleichmässiger auszulasten.

Erfahren Sie mehr

Nos manifestations

Vous trouvez toutes les manifestations de nos sections et de nos groupements professionnels ici

 

angle-left « Mon coeur a toujours battu pour Swiss Engineering »
zurück zur Übersicht

« Mon coeur a toujours battu pour Swiss Engineering »

RTS, décembre 2021 - Ingénieure en électrotechnique, Ursula Baour, 57 ans et originaire d’Ostermundigen, a changé de profession pour devenir photographe professionnelle. Hélas, la pandémie a contrecarré ses plans de chasseuses d’images. Mais cette mère de famille de quatre enfants – qui est aussi la fondatrice de la Region BernPlus de Swiss Engineering – cultive également une vocation tournée vers le réseautage.

 

Ursula Baour, votre papa, Peter Hayoz, tenait un magasin de vélos motos. Je suppose que vous avez d’emblée été captivée par la technique ?

Effectivement, j’ai joué avec des tournevis avant que je sache marcher. D’ailleurs, j’ai tout démonté. Je voulais savoir comment les appareils fonctionnent. Bon, je reconnais que cela n’était pas toujours évident de remonter les objets et qu’ils fonctionnent.

Vous avez entamé un apprentissage de quatre ans où vous avez obtenu un CFC de mécanicienne-électronicienne à l’École technique de Berne. C’était déjà rare pour une fille.

Oui, on était très peu de filles. D’ailleurs, à l’époque, il fallait être vivement douée pour en arriver là, avec un examen d’entrée. On était déjà des privilégiés.

Puis, vous avez aussi réussi votre entrée à l’École d’ingénieurs de Bienne (aujourd’hui BFH, Berner Fachhochschule). Cela s’est bien passé par la suite ?

J’avais raté mon diplôme préalable, mais, après six mois de pause, je me suis rattrapée, car j’ai pu répéter mes leçons durant ce laps de temps. Cela m’a pris une année de plus à la haute école. Mais ce que je regrette le plus, c’est d’avoir reçu mon diplôme un 21 octobre, un jour après mon anniversaire. M’enfin, je l’avais ce diplôme, c’était déjà ça.

Votre diplôme d’ingénieure en électrotechnique (Elektro Ingenieurin) en poche, je suppose que cela a été facile de trouver du travail, même pour une fille ?

Oui, en son temps, c’était facile. Six mois avant la fin de l’école d’ingénieurs, on avait déjà des propositions de travail. J’ai été attirée par une activité dans le domaine spatial dont un job à l’observatoire de Davos. Ce travail consistait à réaliser des mesures en montagne et on aurait même eu l’occasion d’aller faire un stage à Baïkonour. Mais je n’ai pas eu le mandat.

Finalement, vous avez trouvé un travail dans la sécurité aérienne à Kloten qui a duré 3 ans (1988 à 1991)…

Oui, je m’occupais de contrôler et de mesurer les instruments d’aide à la navigation (ILS, VOR, DME), non seulement ceux autour de Zurich, mais aussi Schaffhouse ou Winterthur. Avec un bus de référence, il fallait vérifier que les signaux soient corrects. Je devais aussi m’occuper de la maintenance et durant cette période, on a renouvelé plusieurs installations, ce qui m’a permis d’obtenir la responsabilité de cheffe de projet VOR de deux stations. Là, on avait une bonne équipe avec laquelle j’ai beaucoup appris.

Ensuite, vous avez cherché une activité à nouveau dans le domaine des radios. Et là, vous avez été engagée à Berne par l’Armée…

Il s’agissait de l’utilisation de la gestion des fréquences radio et télécommande des drones. On devait d’ailleurs négocier avec l’OFCOM ou l’étranger. Comme notre premier enfant Michel est né en 1994, j’ai essayé de négocier un travail à temps partiel. Eh oui, du Home Office, à l’époque, cela se faisait déjà par le réseau téléphonique de l’Armée. Mais cela ne m’a pas été accordé.

Avec vos trois autres enfants nés par la suite, vous avez préféré vous occuper de votre famille, plutôt que de travailler, même à domicile. On le comprend. Ne regrettiez-vous pas un peu votre job ?

Évidemment, j’aurais bien voulu continuer, au moins partiellement. Mais le Home Office n’était pas dans les moeurs à ce moment-là, surtout pour une femme. J’ai obtenu un poste à l’École professionnelle de Berne comme enseignante de cours de base (maths, physique, chimie) à des informaticiens. J’ai eu un engagement CDD (contrat à durée déterminée) de 6 mois, juste avant la naissance de notre deuxième enfant.

Et une fois vos enfants à l’âge adulte, cela a dû être plus facile de retrouver du travail ?

Non, justement, pas. Le temps a filé et j’ai été dépassée par l’évolution de la technique. Je n’étais plus à la hauteur. D’ailleurs, je vois la différence avec mon fils aîné Michel qui a choisi la même profession que moi, électronicien. Tout a complètement changé !

D’où votre changement de métier, pour devenir photographe ?

Oui, car c’est avant tout une passion. J’ai reçu mon premier appareil, un Yashica avec miroir, pour mes vingt ans. Tout était manuel, l’autofocus n’existait pas encore. Puis, je me suis acheté un « big » appareil automatique. J’utilisais une vingtaine de films par année et c’était déjà beaucoup. Dans mon Yashica, je chargeais de temps en temps un film noirblanc. Plus tard, je me suis équipée chez Nikon.

Comment est-ce devenu une profession ?

Dans le cadre des régions qu’on a créées il y a neuf ans, j’avais beaucoup de contacts avec Daniele Lupini, ingénieur en génie civil et photographe, membre de notre association, qui a mis sur pied une formation « Master Class » en photographie. Après un examen final, j’ai obtenu ce précieux diplôme en 2017. Juste avant la pandémie, je me suis mise à mon compte, mais depuis, je n’ai plus trop eu le courage de prospecter pour trouver des mandats de photographe.

« Préférant m’occuper de ma famille, j’ai été dépassée par l’évolution fulgurante de la technique. Mais je ne le regrette pas »
Ursula Baour

 

Quels genres de photos prenez-vous ?

Des portraits un peu spéciaux avec des enfants (familles) ou des personnes. Je me suis aussi spécialisée – j’ai d’ailleurs du feeling – dans la réalisation d’images dans les domaines de la technique et de l’architecture.

Et Swiss Engineering dans tout ça ?

Je suis une fidèle membre de Swiss Engineering depuis plus de trente ans. Je suis entrée dans le comité de la section bernoise en 1997 où je reste toujours et où j’ai fonctionné durant 8 ans à la présidence. Et je suis redevenue vice-présidente. De surcroît, j’ai fondé la Region Bern- Plus de Swiss Engineering où j’ai assumé la présidente durant quatre ans et je le suis redevenue depuis ce 1er janvier 2021.

L’association est atout pour vous ?

Oh, que oui ! Mon coeur a toujours battu pour Swiss Engineering. Cela me permet d’avoir un lien et des contacts avec la technique ainsi que des ingénieurs et architectes. D’ailleurs, il fut un temps, notre association offrait des rabais sur la caisse maladie où l’on pouvait assurer toute la famille. Cet avantage a disparu et c’est dommage. Néanmoins, c’était un peu bête de ne s’inscrire à Swiss Engineering que pour ce rabais. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

Interview: Roland J.Keller
Source d'image: Leistungsfotografie Switzerland
Article de la RTS: décembre 2021

Weitere Artikel aus der STZ
Die polytechnische Fachzeitschrift SWISS ENGINEERING STZ und das französischsprachige Pendant SWISS ENGINEERING RTS erscheinen zehn Mal jährlich. Das Magazin berichtet über Entwicklungen in der Branche, zeigt Trends auf und gibt Einblick in die Aktivitäten des Berufsverbands. Mitglieder erhalten die Fachzeitschrift samt Spezialausgaben Bau & Architektur, Automation, Energie, Maschinen und Bahntechnik in der Schweiz kostenlos nach Hause geliefert.
Hier finden Sie eine Auswahl an weiteren Artikeln